Le cri de la mouette - de Emmanuelle LABORIT

Publié le par sagweste

Le cri de la mouette - de Emmanuelle LABORIT
Emmanuelle LABORIT
Le cri de la mouette
 
Genre : histoire vraie, surdité, langage des signes, enfance, insertion sociale
Aux Editions Robert Laffont
Sorti en 1994
 
Ma note : 5/5
 
Résumé :
Emmanuelle n'a jamais connu que le silence. Le monde, autour d'elle, n'était qu'une étrange représentation de mimiques, de bruits et de gestes mystérieux. Alors, pour s'évader de cette prison, pour clamer son existence, elle s'est mise à crier. Des cris d'oiseau de mer, disaient ses parents. C'est ainsi qu'elle est devenue la mouette. Mais, à sept ans, Emmanuelle découvre le langage des signes. Le monde intelligible s'ouvre enfin et elle devient une petite fille rieuse et "bavarde". Aux désarrois de l'adolescence qui vont suivre, s'ajoute la révolte devant l'ostracisme social dont sont frappés les sourds. Mais très vite la réaction, la lutte et la victoire finale sur elle-même : son triomphe au théâtre dans "Les enfants du silence", son combat pour faire connaître les droits de trois millions de sourds.
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Je viens de redécouvrir ce livre dans la documenthèque de mon entreprise. Je me suis donc précipitée pour le relire, car il m’avait marquée à sa sorti en 1994.
 
La couverture :
Je dois dire que le portrait est plus qu’une évidence quand on édite une histoire vraie. Aussi la version de Robert Laffont ou celle de chez Pocket sont tout à fait les bienvenues.
 
Mon avis :
Emmanuelle nous parle d’elle, de ce silence qui l’entoure depuis sa naissance.
En 1994, on s’aperçoit que la surdité peut encore être perçue comme un handicap honteux. L’auteure nous livre une tranche de sa vie, celle du ‘rien’ jusqu’à l’apprentissage du langage des signes qui va révolutionner son quotidien. Un espoir pour pouvoir vivre normalement.
L’adolescence sera dure, mais sa vie de jeune adulte également.
 
Ce récit est fait de bonté, d’espérance, d’acceptation de soi et du regard de l’autre : la seule chose que l’on ne peut changer au moment T.
Le relisant en 2016, je me dis que ce livre est une pépite à garder et à relire : il ne vieillira pas, malheureusement, car il est très difficile de passer outre la bêtise de certains. En un peu plus de 20 ans, quels changements ? Quels aménagements possibles pour les enfants ? On voit toujours des personnes qui réagissent négativement en entendant ces jeunes et leurs « cris » de malentendants.
Les Associations se battent toujours pour que les jeunes adultes puissent s’insérer dans la société.
Alors continuons, gardons ce livre et sensibilisons nos enfants qui seront nos adultes de demain.
 
Et me voilà avec une chronique moralisatrice alors que j’ai relu ce livre pour revivre le plaisir qu’Emmanuelle Laborit m’avait apporté quand j’avais 20 ans. Le plaisir de la lecture était toujours présent, mais le bilan que j’en ai fait à la suite est plus nuancé.

Publié dans Histoire vraie

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