Aldara, un amour de femme - de Dominique SIMON

Publié le par sagweste

Aldara, un amour de femme - de Dominique SIMON
Dominique SIMON
Aldara, un amour de femme
 
Genre : roman dramatique, érotisme léger
Aux Editions FAYARD – Z4
Sorti en 2016
 
Ma note : 3/5
 
Résumé :
Aldara s’était aperçue dès l’enfance que seules les personnes de son sexe l’attiraient, et n’imaginait trouver jouissance qu’auprès du féminin.
Arrivée à l’âge d’être mariée, elle est poussée par les siens à épouser le prétendant qu’ils lui ont choisi.
Aldara hésite sur la conduite à tenir. Partagée entre le goût insatiable qu’elle a pour le corps des filles et l’existence d’épouse qu’on lui propose. Pourtant, il faut choisir ! Suivre le vrai de sa nature ou abdiquer, céder à la pression familiale… Si ce texte relate de façon parfois crue les circonstances et les évènements qui finiront par conduire l’héroïne à suivre son chemin, il met aussi en lumière les mécanismes étranges qui président à notre destinée. Comme si nous n’étions comptable que des itinéraires que nous choisissons d’emprunter, l’essentiel étant déjà ourdi…
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Pourquoi j’ai lu ce livre :
Contactée par l’auteur par le biais de mon blog, je me suis laissée tenter par son écrit.
 
La couverture :
Je n’aime pas du tout, tout noir alors que son histoire est une tranche de vie d’Aldara. Je l’aurai vue plus gaie.
 
Mon avis :
Je suis un peu mitigée dans mon avis, ce qui fait que j’ai mis 48h pour savoir exactement ce qui avait terni ou au contraire sublimé ce récit. Je me suis retrouvée scotchée à l’histoire d’Aldara, et d’un autre côté gênée pendant le 1er tiers du livre par la plume de l’auteur.
L’un dans l’autre, cela a un côté positif car au moins Aldara ne m’a pas laissée de glace.
 
Je ne vais pas reprendre pour une fois, l’histoire d’Aldara car elle est largement commentée dans le résumé, un peu trop je trouve, cela ne laisse pas assez de place à l’envie d’en savoir plus. C’est une jeune fille de bonne famille, dont les parents se sont séparés quant elle était jeune, ce qui a occasionné son accueil dans l’école de sa tante. Elle y passera une partie de son adolescence et orientera ses instincts et son caractère de sa vie de jeune adulte.
Nous sommes certainement dans les 50 premières années 1900, rien n’est précisé. Cela a été assez dérangeant de ne pas pouvoir situer l’histoire pour se faire une idée des lieux, du style d’habits dans la période où évoluent les personnages. Aldara dépend de son père et vivent en parfaite harmonie. Leurs relations à tous les deux sont abondamment transcrites.
 
Et ce sont dans les 50 premières pages du livre où j’ai peiné avec la plume de l’auteur alors que l’histoire me plaisait énormément. Les phrases sont lourdes de plusieurs virgules, de transgressions, qui alourdissent la lecture. Une abondance répétitive de ‘si’ en début de phrases, de petits adverbes qui reviennent sans cesse.
Et puis, je m’y suis faite car l’histoire était prenante, j’ai pris le parti d’oublier la plume pour me centrer uniquement sur le récit et cela en valait la peine. L’auteur nous emène entre aujourd’hui et le passé, ceci pour expliquer la vie des personnages et leurs évolutions respectives. Un régal.
 
Tous les personnages sont importants : Aldara, son père et Camille, sa tante, sa mère et son amoureux transi, le gentil garçon, en affaire avec son père, qui souhaiterait l’épouser.
Quelle belle imbrication les uns dans les autres, quelle pureté en ressort.
 
De l’humour aussi, notamment dans une scène de casquette et de recette ; de l’amour naissant mais contraire à la morale de l’époque (le lesbianisme) ; des regrets aussi. Toute une palette de ressentis différents dans cette histoire qui en fait un page turner.
 
Alors je regrette que ce texte n’ai pas été repris à sa juste valeur pour corriger les lourdeurs de lecture car, franchement, il pourrait devenir un roman très plébiscité.

Publié dans Roman dramatique

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