'Discours de la méthode' de René DESCARTES

Publié le par sagweste

'Discours de la méthode' de René DESCARTES
René DESCARTES
Discours de la Méthode
 
Genre : traité philosophique
Edité en 1637
Ma note : 4/5
 
Résumé :
Si nos opinions diffèrent, ce n'est pas parce que certains hommes voient juste et d'autres non. Mais bien parce que nous menons nos pensées par des chemins différents. Certains chemins vont droit au but. D'autres peuvent conduire à de dangereuses dérives...
C'est pour éviter de s'éloigner du chemin de la vérité que Descartes a composé sa méthode. Pas de recette toute faite ! Mais quelques principes élémentaires que chacun peut librement adapter.
La méthode a prouvé son efficacité. N'a-t-elle pas permis à son auteur d'inventer la géométrie analytique et bien d'autres merveilles en médecine ou en physique ?
 
Mon avis :
Je retrouve Descartes après l’avoir abandonné depuis mes cours de philo en Terminale. J’ai souhaité relire son « Discours » après avoir lu un roman relatant sa relation avec la femme de sa vie Héléna, « Les mots entre mes mains » de Guinevere Glasfurd, afin d’avoir un autre regard sur son écrit, plus éclairé.
En à peine 4 jours de lecture entre ce roman et son « Discours », tout est encore frais dans mon esprit pour pouvoir corréler certaines de ses analyses avec les expériences faites dans sa vie. Il en ressort de son texte que j’ai trouvé très ‘imbuvable’ à l’époque, est devenu vivant et très compréhensible une fois que l’on s’intéresse à l’homme.
 
Je ne dis pas qu’il est à la portée de tous de pouvoir ingérer son discours, car j’en ai un souvenir de l’avoir trouvé assez pesant. Déjà, il faut se plonger dans son vieux français, qui peut donner mal à la tête, mais aussi suivre son pourquoi ‘je veux tout prouver par moi-même’ qui est assez présomptueux de sa part.
 
Après avoir lu le roman où l’on y parle de sa vie, on recentre son discours dans le siècle des Lumières, où en fait il ne veut plus prendre pour argent comptant ce que les soi-disant bien pensant imposent en doctrine. Il a donc mis au point une méthode afin de tout poser à plat et de ne croire que ce qu’il peut prouver. Très avant-gardiste pour son temps, il sera très décrié pour cela.
 
Ainsi, me voilà avec un sentiment de fierté à son encontre qui premièrement a décidé de publier son discours en langue française, dite vulgaire, au lieu du latin, et deuxièmement pour avoir pris la peine de ne plus croire tout ce que les vieux livres ou précepteurs racontent, mais oser juger par lui-même après diverses déductions.
 
Petit point à savoir : c’est dans ce « Discours » qu’il énonça « Je pense donc je suis ».

Publié dans Philosophie

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