Histoire véritable et prodigieuse sur la vie - de Jean D'AMERON

Publié le par sagweste

Histoire véritable et prodigieuse sur la vie - de Jean D'AMERON
Jean DE AMERON
Histoire véritable et prodigieuse sur la vie
 
Genre : Sciences sociales - Etude d’un juge sur un condamné
Ecrit en 1627
11 pages
 
Ma note : 4/5
 
Résumé :
Ce document est une étude faite par un juge du XVIIe sur un psychopathe criminel qu'il a fait pendre. Les connotations psychopathologiques sont intéressantes, en particulier à propos de l'importance des parents dans ce type de cas, mais limitées par les possibilités de théorisation d'un petit magistrat de province de l'époque. Il s'en remet finalement au diable pour y comprendre quelque chose. En particulier il imagine que celui-ci est venu étrangler le condamné sur l'échafaud pour expliquer ce qui ressemble à une crise d'angoisse.
 
La couverture :
Flippante…
 
Mon avis :
Le juge Jean d'Ameron, bailly des Alleux (juge français), se penche sur le passé d’un de ses condamnés afin de pouvoir tenter d’éclaircir ce qui l’a amené à un parricide avant de le juger.
 
Il remonte l’enfance, la jeunesse de cet homme, en proie à la cruauté d’un père et le désintéressement d’une mère. Comment ses frères sont tous devenus dangereux et morts de façon violente, notamment par le condamné lui-même, comment lui-même en est venu à tuer son père pour quelques pièces et battre sa mère de manière atroce. Comment, pris sur le fait, il fut emprisonné, comment il s’est échappé, avec l’aide d’une barre de fer et d’un ressort caché (interrogation quant à la complicité interne). Comment il a réussi pendant un temps à échapper à la justice pour se faire prendre tout de même après avoir de nouveau tué un homme.
 
Ce juge essaiera d’y comprendre ce que les liens à son environnement ont pu déterminer dans le déroulé de son destin.
 
Mais au moment de la sentence, lorsque le bourreau doit le pendre, cela se passe mal, et il meurt le cou tourné d’un mauvais côté, tout boursouflé. Ne pouvant expliquer cela, le juge et les personnes présentes s’en remettent au Diable avec qui il a du pactiser pour mourir ainsi.
 
C’est presque un début de profiling, et c’est à saluer alors que nous sommes en 1627. Mais la religion expliquant tout ce qui reste interrogatif, il est plus facile d’y voir l’intervention divine plutôt qu’un état psychologique bien atteint.

 

 

Publié dans Sciences sociales

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