La fille dans le brouillard - de Donato CARRISI

Publié le par sagweste

La fille dans le brouillard - de Donato CARRISI
Donato CARRISI
La fille dans le brouillard
 
Genre : thriller
Aux Editions Calmann Lévy
Sorti le 31 août 2016
 
Ma note : 4/5
 
Résumé:
Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.
 
La couverture :
Une jeune fille dans la brume, tout est là pour rappeler le titre.
Par contre, dans le livre il est question de l'Homme dans le brouillard et pas de la fille....je reste sceptique du coup.
 
Mon avis:
Ce nouvel écrit de Carrisi a chamboulé quelque peu ma perception d’un déroulement d’enquête. Tout cela positivement parlant pour la lectrice fidèle de Donato Carrisi que je suis.
 
Souvent qui dit thriller dit corps mutilés, un ou enquêteurs qui vont se confronter à certaines scènes horribles, un « monstre » prêt à tout pour exister. Ici, pas de corps, pas de mobile, et un enquêteur, imbu de lui-même, tombé en disgrâce par les médias, ceux par qui il fonde tous les déroulements de ses enquêtes…. quitte à falsifier quelques preuves pour coller à SA déduction des faits et du coupable présumé.
 
A partir de la disparation d’une jeune fille, Vogel va essayer de faire coller à son raisonnement toutes trouvailles. Nous sommes dans de la pleine interprétation sans faits avérés, ni l’ombre d’un véritable indice allant dans son sens. Pour y faire, Vogel a un truc infaillible : travailler de concert avec les médias, les utilisant pour arriver à ses fins, y gagnant au passage sa notoriété. Un type antipathique mais pour lequel je me suis dit : il est gonflé, mais s’il avait raison ?
 
Ensuite, l’auteur a pris soin d’intercaler les scènes à plus de 2 mois après la disparition, pour revenir au jour même de l’arrivée de Vogel dans le village concerné, puis de faire toute une partie sur un individu lambda qui deviendra le fil rouge de cette mystérieuse histoire. L’apothéose étant cette fin, hallucinante, dérangeante.
 
Tout au long de l’histoire, Carrisi a démontré la place qu’occupent les médias dans le bon déroulé d’une enquête, tout comme le pire pouvait en ressortir, des vies pouvant être brisées, jetées en pâture à la vindicte de tous.
 
J’avoue que je n’avais jamais envisagé les implications possibles de la surmédiatisation d’une enquête. Ici l’auteur nous décrit l’envers du décor, glauque, médisant, hypocrite.
 
Bravo pour cette prouesse, différente des autres histoires angoissantes dont à l’habitude de nous abreuver Donato CARRISI.
 
 
 

 

Publié dans Thriller

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