Passions - de Nicolas SARKOZY

Publié le par sagweste

Passions - de Nicolas SARKOZY
Nicolas SARKOZY
Passions
Ma note : 5/5
Genre : biographie
Aux éditions de l’Observatoire
Sorti le 27/06/2019
Mon avis :
Pour ceux qui me connaissent, j'aime beaucoup lire certains essais politiques (nonobstant tout rapprochement vers un quelconque parti), mais les biographies ne sont pas mes tasses de thé. Pourtant, j’avais énormément envie de connaitre, par ses mots, l’ascension de Nicolas Sarkozy. Et ce livre m’a passionnée.
Tout d’abord, il a pris le parti de se raconter sans suivre une quelconque chronologie, sauf celle en fil rouge qui est son arrivée à la Présidence de la France. Cela donne un rythme addictif, tant les thèmes évoqués sont à la fois de l’ordre du personnel, du ressenti, des faits historiques.
J’ai pu découvrir l’homme avec ses travers, ses décisions, et surtout comprendre le pourquoi du comment, ce qui n’est jamais à notre portée lors des retours médiatiques. Tout prend un autre sens, plus fort, plus humain, ou alors plus réfléchi même si cela peut heurter notre conception.
Il prend le risque de se mettre quasiment à nu, mais 7 ans après son départ, cela éloigne les jalousies et rancœurs, chacun, je l’espère, étant passé à autre chose. Des amitiés et des inimitiés, il en a connu, mais pas plus que nous, oui elles jalonnent son parcours, mais le notre aussi : qui ne s’est pas vu jalouser pour un poste, une responsabilité?
Ses relations à certains grands noms de la politique sont ici explicitées, j’ai été de surprise en ahurissement pour quelques unes, l’affectivité pouvant prendre le pas sur une politique plutôt qu’une autre.
Je referme ce livre en regrettant de ne pas l’avoir pris en broché, ce que je ferais peut-être.
Merci Monsieur le Président pour vous être révélé.
Enjoy !
 
Résumé:
Toute ma vie j'ai eu de la chance, beaucoup de chance, peut-être même trop de chance quand je pense à tous ceux qui n'ont d'autre choix que d'affronter la grisaille d'un quotidien désespérant et, souvent, douloureux. Ce n'est pas que les épreuves m'ont été épargnées. J'ai eu mon lot d'échecs professionnels et personnels. J'ai même l'impression d'avoir parfois dû payer un prix élevé au succès, et à la notoriété. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai connu l'ennui. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai pu vivre avec passion, rencontrer des interlocuteurs souvent hors normes, et me confronter à des événements dont l'histoire pourra garder le souvenir. La passion et le besoin d'engagement ont toujours été présents au coeur de mon identité. Au fond, si je ne connais pas le pourquoi de cette inclination si ancrée en moi, au moins ai-je eu l'envie d'expliquer le comment. J'ai pris beaucoup de temps avant de m'engager sur ce chemin d'une vérité que je veux la plus sincère possible, même si je sais qu'elle sera, par nature, relative.
Passions - de Nicolas SARKOZY

Petite présentation de l'auteur: [source: L'internaute]

Nicolas Sarkozy est né le 28 janvier 1955 à Paris (France). Président des Républicains (le principal parti de droite), avocat de formation, Nicolas Sarkozy a été élu le 6 mai 2007 le sixième Président de la Ve République française avec 53% des suffrages exprimés. Cette élection à la mandature suprême vient couronner, à 53 ans, une carrière politique de plus de trente ans.

Un jeune homme passionné par la politique

Nicolas Sarkozy, de son nom complet Sarközy de Nagy-Bócsa, naît le 28 janvier 1955 à Paris. Issu de la petite noblesse hongroise, son père a fui l’occupation russe en 1944 pour s’installer en France. Il se marie à une Parisienne étudiante en droit. Entouré de deux frères, le jeune Nicolas commence sa scolarité avec quelques difficultés et redouble sa sixième. Pourtant, marchant dans les pas de sa mère, il suit avec succès ses études de droits à Paris X. S’il échoue à l’IEP de Paris en raison de difficultés en anglais, il obtient son DEA en 1981 puis devient avocat au barreau de Paris.

Parallèlement, il dispose déjà d’un impressionnant CV en politique. Entré à l’UDR en 1974, à seulement 19 ans, puis adhérant au RPR dès sa création en 1976, il obtient un poste de conseiller municipal à Neuilly dès 1977. En 1980, sa carrière prend même une envergure nationale puisqu’il est le président du comité de soutien des jeunes à Jacques Chirac.

Premiers succès, et premiers revers…

Nicolas Sarkozy fait ses armes auprès de Charles Pasqua, qui est d’ailleurs témoin lors de son premier mariage en 1982. En 1983, à l’âge de 28 ans, Nicolas Sarkozy se présente à l’élection municipale de Neuilly-sur-Seine. Il est élu et conservera cette charge jusqu’en 2002. Dès lors, il cherche à se faire un nom sur la scène nationale.

Député des Hauts-de-Seine à partir de 1988, chargé de la jeunesse au RPR, il accède véritablement aux fonctions nationales lorsqu’il est nommé ministre du Budget en 1993 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Cette même année, il se fait remarquer pour son intervention lors de la prise d’otage dans la maternelle de Neuilly en négociant lui-même avec le forcené. Ministre à 38 ans, déjà médiatique, Nicolas Sarkozy semble alors promis à une belle carrière politique. Un poste majeur pourrait d’ailleurs l’attendre après les Présidentielles de 1995…

Pour cette élection, Nicolas Sarkozy fait le choix de s’éloigner de Jacques Chirac pour soutenir Edouard Balladur, alors favori dans les sondages. Le succès annoncé se transforme en élimination dès le premier tour. Considéré comme un traître par une partie du RPR, il n’obtient aucun poste au gouvernement. Redevenu porte-parole puis secrétaire général du RPR, il mène la campagne pour les législatives européennes de 1999 à la tête de la liste RPR-DL. Mais il subit alors une dure défaite, en arrivant troisième derrière le PS et le RPF de Pasqua. Il quitte alors la scène nationale.

Du ministère de l’Intérieur aux Présidentielles de 2007

Nicolas Sarkozy rebondit après la réélection de Jacques Chirac en 2002. Nommé ministre de l’Intérieur, il occupe très rapidement le devant de la scène, l’insécurité ayant été le thème principal – et polémique – de la campagne. Il prône alors une politique de tolérance zéro et gagne en popularité.

Toutefois, cette présence sur les terrains politiques et médiatiques ne se fait pas sans heurts. Après être passé du ministère de l’Intérieur au ministère des Finances, il engage un bras de fer avec Jacques Chirac concernant le cumul des fonctions de ministre et de président de l’UMP. Nicolas Sarkozy s’incline. Mais après l’échec du référendum sur la constitution européenne, il est à nouveau appelé à l’Intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

De retour dans ce qui semble être son poste fétiche, Nicolas Sarkozy multiplie les sorties médiatiques parfois contestées, comme lorsqu’il prononce le terme « Kärcher » à la Cité des 4000 ou encore celui de « racaille » lors des émeutes de novembre 2005. Malgré les critiques de l’opposition et parfois au sein de son camp, son franc-parler et son engagement entretiennent sa popularité.

Président de la République française

Subissant des attaques dans l’affaire Clearstream au cours de l’année 2006, il ne se déstabilise pas et reste le favori de la droite pour les élections présidentielles. Le 14 janvier 2007, seul en lice pour représenter l’UMP, il est désigné par les militants avec un score de 98.1%. Il quitte ses fonctions gouvernementales le 26 mars pour se consacrer entièrement à la campagne. Il parvient alors à contenir les votes de Jean-Marie Le Pen et de François Bayrou et, au soir du premier tour, il sort en tête devant Ségolène Royale avec 31,18% des suffrages exprimés.

Durant l'entre-deux-tours, tout en prônant une certaine ouverture vers le centre, il confirme son positionnement à droite. Cette stratégie lui réussit puisqu'il conserve puis accroît son écart avec son adversaire Ségolène Royal. Le 6 mai, il est élu Président de la République avec 53% des suffrages.

Durant tout son quinquennat, Nicolas Sarkozy placera sa confiance en François Fillon, Premier ministre de 2007 à 2012. Les années "Sarko" sont marquées par la crise mondiale et le style "bling bling" du président le dessert dans les sondages. Les réformes se succèdent et la grogne augmente.

L'après présidence

En 2012, après la crise et plusieurs réformes contestées, Nicolas Sarkozy est candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle de 2012. Il perd face à François Hollande (PS) avec un score de 48,37% des voix. Après cette défaite, il décide de s’éloigner de la vie publique et politique. Il revient sur le devant de la scène fin 2014 en retrouvant son poste de Président de l'UMP, puis de Président des Républicains. Il prépare ainsi sa candidature pour les élections présidentielles de 2017.

Fin 2016, il est éliminé dès le premier tour des primaires de la droite et du centre par son ancien Premier ministre, François Fillon et par Alain Juppé. Sa réaction est immédiate. Il décide une fois de plus de s'éloigner de la vie politique.

Bibliographie:

  • Passions - 2019
  • Tout pour la France - 2016
  • La France pour la vie - 2016
  • Un traité pour l'Europe - 2008
  • Ensemble - 2007
  • Témoignage - 2006
  • La République, les religions, l'espérance - 2004
  • Libre - 2001
  • Au bout de la passion, l'équilibre - 1995

Publié dans Biographie

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