Ajisaï - de Aki SHIMAZAKI

Publié le par sagweste

Ajisaï - de Aki SHIMAZAKI
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SHIMAZAKI Aki
Ajisaï
 
mon ressenti : 5/5
 
genre: littérature japonaise
publié le 07/05/2025 aux éditions Actes Sud
 
Mon avis:
 
Que j'aime cette littérature, douce, calme. On se laisse guider par les mots de l'auteure, on vit la vie de Shôta, jeune étudiant en lettres. Il n'a aucun souci pour effectuer ses études, il est brillant, ses parents financent le tout. Mais le jour où cette facilité s'effondre, il doit trouver un nouveau logement moins cher et des petits boulots pour survivre. Sa rencontre avec la femme de son employeur va changer ses aspirations.
Elle est son aînée de plusieurs années, mais l'amour qui va poindre annihile tout le reste, son envie d'écrire son roman, la poursuite de sa maîtrise.
 
C'est beau et très émouvant, toutes les émotions par lesquelles ce garçon va passer sont transcrites de manière fidèle, délicatement comme seule la plume de l'auteure peut nous la faire ressentir. Oui on peut y trouver une certaine poésie de son environnement, des petits gestes qui rythme son quotidien.
 
On y retrouve aussi la difficulté pour les étudiants de voir un débouché solide après des études de lettres de plusieurs années.
 
J'ai adoré ce moment presque hors du temps. Une retrouvaille avec AKI Shimazaki qui m'a énormément plu.
 
Enjoy!

 

Résumé:

Shôta est étudiant en littérature et rêve de devenir écrivain. Lorsqu’il apprend que sa famille, qui l’a toujours aidé, se heurte à des difficultés financières, il doit chercher une solution pour subvenir seul à ses besoins. Alors qu’il se résout à cumuler les emplois, se présente à lui la chance inespérée d’occuper une dépendance de la maison de campagne d’un couple marié. C’est là qu’il rencontre madame Oda, la propriétaire, musicienne troublante avec qui il va retrouver le goût du piano – une rencontre digne des plus beaux romans d’amour.

Ajisaï - de Aki SHIMAZAKI
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Présentation de l'auteure: [source babelio et actes sud]

Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991.

Elle est née au Japon dans une famille dont le père est agriculteur. Durant sa jeunesse, elle développe une passion pour la littérature. Cependant, elle travaille pendant cinq ans comme enseignante d'une école maternelle et a également donné des leçons de grammaire anglaise dans une école du soir.

En 1981, elle émigre au Canada, où elle passe cinq années à Vancouver, travaillant pour une société d'informatique. Après cela, elle part vivre pendant cinq ans à Toronto. À partir de 1991, elle s'installe à Montréal où, en plus de son activité littéraire, elle enseigne le japonais.

En 1995, à l'âge de 40 ans, elle commence à apprendre le français tant par elle-même que dans une école de langue. Puis, elle commence à écrire en français de courts romans. Tous les titres de ses livres portent un mot japonais.

Pour son premier roman "Tsubaki" (1999), elle a obtenu le Prix de la Société des écrivains canadiens et a été finaliste du Prix Littéraire de la Ville de Montréal 1999 et du Grand Prix des lectrices Elle Québec 2000. Pour "Hamaguri" (2000), elle s'est méritée le prix Ringuet 2001 et a été finaliste pour le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2001.

Ses premiers romans sont publiés dans la collection "Un endroit où aller" chez Leméac/Actes Sud. Il s'agit d'une série de cinq titres, un premier cycle intitulé "Le poids des secrets" (1999-2004), qui racontent la même tragédie, mais chaque fois sous angle différent puisque le narrateur change d'un roman à l'autre.

Elle a remporté le Prix littéraire Canada-Japon du Conseil des Arts du Canada 2004 pour "Wasurenagusa" (2003) et le Prix du Gouverneur général du Canada 2005 pour "Hotaru" (2004).

 

Bibliographie:

La première pentalogie, Le Poids des secrets, comprend Tsubaki (prix Hervé Foulon – Un livre à relire 2021), Hamaguri (prix Ringuet), Tsubame, Wasurenagusa (prix Canada Japon) et Hotaru (prix littéraire du Gouverneur général du Canada).

Son deuxième cycle romanesque, Au cœur du Yamato, est composé de Mitsuba, Zakuro, Tonbo, Tsukushi et Yamabuki (prix Asie de l’Association des écrivains de langue française – ADELF).

Le troisième cycle, L’Ombre du chardon, comporte Azami, Hôzuki, Suisen, Fuki-no-tô et Maïmaï.

Son nouveau cycle, Une clochette sans battant, débuté avec Suzuran (2020 ; prix Canada Japon), Sémi (2021) et No-no-yuri (2022), se poursuit avec Niré (2023) et Urushi (2024).

Tous ses romans peuvent se lire individuellement, ou dans le désordre au sein d’une pentalogie, et forment une œuvre singulière, publiée dans son intégralité par Actes Sud.

Publié dans Littérature japonaise

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